Portrait de César Luis Menotti, légende argentine

« Mon équipe est un ensemble symphonique que je dirige comme un chef d’orchestre. J’explique ma perception de l’œuvre , l’idée que je m’en fais. Les musiciens imaginent la leur. Dans un souci d’efficacité, nous recherchons un accord, nous concluons un compromis qui nous offre une unité d’interprétation. Tout individu dispose d’un temps d’intervention, mais respecte la composition musicale. Chacun, selon son talent, opère au moment adéquat. Le premier violon s’impose dans les moments forts de la création et les seconds violons se mettent à son service pour fortifier l’instant magique qui magnétise le public. Ce sont de telles émotions que mon équipe veut dédier à ses spectateurs« .

« Je fais beaucoup jouer mes équipes à l’entraînement. Pour apprendre à faire du kung-fu, il faut faire du kung-fu. Pour bien jouer au poker, il faut beaucoup jouer au poker. Pour bien jouer au football, il faut jouer souvent au football. Et cela permet de s’instruire à la lecture du jeu. »

« L’élément important de la réussite n’est pas uniquement la vitesse, mais la feinte, le changement de rythme, la maîtrise technique, l’art du contre-pied et la vivacité de geste. Ce sont ces choses-là que je fais travailler à nos footballeurs. »

« Le footballeur ne doit pas renoncer à son naturel. Mon jeune attaquant Guerrero, qui dribble trop, doit continuer de prendre des risques. Seul le temps lui permettra d’améliorer ses lacunes. Le mettre en garde contre son défaut lui ferait perdre ses qualités. Seul un changement lent lui permettra de conserver ce qu’il sait faire. »

Le football-symphonie selon Menotti. Daniel Jeandupeux a eu la chance de rencontrer l’entraîneur Champion du Monde en 1997, quand celui-ci entraînait le club argentin de l’Independiente.

Retrouvez son portrait, ses principes de jeu, quelques unes de ses phrases célèbres et des exercices ci-dessous, en cliquant sur l’image.

weltmeister-und-kettenraucher-argentiniens-trainer-legende-cesar-luis-menotti-geht-stets-seinen-etwas-eigenen-weg-in-einem-land-voller-fussballtalent-und-sozialnot-1978-holt-seine-albic1

Quelques jours au Real Madrid

Pour faire suite au portrait de Jorge Valdano diffusé en décembre, voici quelques lignes de Daniel pour illustrer ce qu’il a vu à l’entraînement du Real Madrid lors de sa venue en 1995. Les bons principes ne vieillissent pas, et vous trouverez dans le document qui suit quelques principes qui ont suivi la carrière de Valdano, homme charismatique et fascinant.

 

Quelques citations de Jorge Valdano :

« Dans notre culture, trahir un ordre donne du prestige. Mais trahir une confiance
est le fait d’un traître. »
« Il faut louer le joueur avant d’entamer une correction de son comportement ou de son jeu ».
« Nous basons notre direction de groupe sur la confiance. »
« Le respect se gagne. »

 

1482416764_217237_1482417698_sumario_normal

Portrait de Jorge Valdano, ancien entraîneur du Real Madrid

Jorge Valdano s’est retiré des lumières du football depuis mai 2011 et son éviction en tant que Directeur Sportif du Real Madrid. En 1995, Daniel Jeandupeux avait eu la chance d’assister à une séance du charismatique argentin, alors en poste au poste d’entraîneur de la maison blanche. Une rencontre dont il tiré ce magnifique billet, que vous pouvez retrouver en entier en cliquant sur la photo ci-dessous…

Extrait

« Nous devons être fiers de notre jeu, ne pas (ou peu) nous intéresser à celui de l’adversaire. Car la confiance fonctionne comme des vases communicants. Plus tu parles de l’opposant, plus tu te diminues et plus tu le rends fort ! » L’imagination et la créativité du verbe se retrouvent sur le terrain, en compétition. Et c’est bien là le plus grand mérite de Jorge Valdano. Il ne se contente pas de philosophie de comptoir. Pragmatique, il croit au jeu, donc au spectacle. Et c’est cela qui m’enchante le plus. »

Quelques jours avec Arsène Wenger

Daniel Jeandupeux aime le football mais aussi écrire sur le football. Durant sa carrière dans le football, il a profité de moments « creux » pour nourrir sa réflexion en allant à la rencontre de nombreux coachs à travers le monde. Ainsi, suite à la parution de son livre « Les sorciers du foot » (1997), Daniel a continué son tour du monde des coachs, avant que le football ne le rappelle…

Il nous a ainsi légué des pépites comme ce portrait d’Arsène Wenger, complété par une longue description des séances concoctées par l’alsacien, déjà à Arsenal à l’époque.

27 pages pour les amoureux de football autant que d’histoires de foot… Cliquez sur l’image pour accéder au document complet.

Bonne lecture!

 

Arsene