Coup d’envoi

J’aurais dû écrire avant le match. Pour polémiquer, pour créer le buzz. Ou pour attester mon expertise. En affirmant que la performance sans âme du PSG contre Toulouse ne laissait pas obligatoirement présager un insuccès contre Barcelone. Par mon vécu de joueur et d’entraîneur, je sais bien qu’il faut prendre les rencontres les unes après les autres. Pour ne pas rater le pensum avant l’événement.

Au Stadium, dans le programme officiel, les statistiques de l’équipe parisienne écrasaient la concurrence. 6033 passes réussies contre 4598 à Monaco, deuxième. J’ai rêvé d’un football d’intelligence et de passes. Guardiola l’a fait. Blanc s’en est inspiré. Jusqu’à l’ennui. La technique et la maîtrise dans la conservation du ballon chloroforment le spectacle. Plus de prises de risques. Disparue la spontanéité. Tir à Blanc.

En Ligue des Champions, cette base de jeu solide redevient dynamique. Avec du cœur, de l’âme et des tripes, PSG gagne. Et enchante. Outre  que le Barça évolue aujourd’hui sans calcul.

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