Erevan

J’avais décidé de ne pas préparer mon voyage. Pour me laisser imprégner d’un pays, d’une ville. Avec en tête des tragédies, surtout. Un génocide, un tremblement de terre. Un chanteur, Aznavour. Un club de football, Ararat Erevan du temps de l’URSS.

A pied, sous un soleil radieux, j’ai parcouru la cité et les musées. Avec un enthousiasme grandissant pour ses parcs innombrables, ses bancs omniprésents pour prendre son temps, ses terrasses de cafés et de restaurants, ses avenues animées sans excès. Avec ses habitants aimables, avenants. Avec ses femmes élégantes qui déambulent sur des talons très hauts.

A Materadan, j’ai découvert les manuscrits anciens et l’alphabet arménien de 36 lettres. Au musée d’histoire, les chars à roues du dixième siècle avant JC, par exemple. A la galerie nationale, les Rubens, Tintoret, Fragonard et Chagall. Et les artistes arméniens et russes.

La place Tamayan abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des œuvres de Fernando BoteroBarry FlanaganLynn Chadwick. Elle précède la Cascade. Un monument composé de jardins en terrasse, de fontaines et d’un large escalier de 572 marches sur 302 mètres.

Quand l’art s’impose en centre ville, la qualité de vie n’est pas très loin.

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