Le choix de l’image 

La réflexion que je m’étais faite quand j’avais regardé les reflets filmés du match Arménie-Serbie (1-1) m’est revenue à l’esprit quand j’ai chargé les photographies de mon séjour à Erevan sur mon ordinateur. Une des images en particulier, prise avec mon petit appareil numérique de voyage que je transporte dans ma poche. Avec un gros zoom et lumière incertaine, le résultat n’était pas garanti. Ce que vous pouvez constater ci-dessus.

La banderole d’envergure brandie par les supporters m’a interpellé, quand je l’ai vue pour la première fois. Bernard, à la silhouette reconnaissable, dans une attitude coutumière, une main dans la poche, l’autre bras montrant la direction de Paris à ses joueurs. La peinture sur toile est soulignée avec un texte explicite: « Road to Paris ». Tout de suite, j’ai pensé qu’il avait transmis son envie et sa motivation grâce à sa communication travaillée, précise et enthousiaste aux plus fervents spectateurs. Qui semblaient croire à l’exploit avec ce coach.

Ce que ne partageaient pas le cameraman, le journaliste et (ou) la direction de la télévision  nationale?  Car avec les meilleures actions de la rencontre qualificative sont parues les images de la banderole. Coupée sur la gauche. Sans la présence de mon ami Bernard Challandes. Pourquoi?

Par hasard? Par maladresse de l’homme à la caméra? Par inimitié à l’égard du Suisse? Par choix rédactionnel? Par pessimisme? Par méfiance à l’égard de la compétence de l’entraîneur? Par information secrète distillée au sujet de l’avenir du sélectionneur en cas de défaite humiliante ? Ces questions demeurent sans réponse.

Pour moi, avec une équipe mutilée de ses meilleurs atouts, au travers d’une prestation convaincante, Challandes a délivré un certificat de capacité. Avec un football optimiste.

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