Égalité

Le sport, le tennis, et surtout la Coupe Davis offre des scénarios étonnants. C’est pour cela qu’on l’aime. Nous attendions plutôt des victoires des numéros 1 contre les numéros 2. Et c’est le contraire qui s’est produit. Wawrinka a dominé Tsonga. Monfils a écrabouillé Federer. Dans un premier temps, la France souffre de migraine. Dans un deuxième, la Suisse s’inquiète fortement. Roger, que l’on veut invincible du côté de Genève et Zurich, flageole. Et tous les pronostics s’affolent.

Les experts annonçaient Stan comme un fébrile chronique. Il s’est montré solide comme un roc. Tsonga, le guerrier, n’est jamais parvenu à entamer le combat. Federer, l’enchanteur, n’a réussi aucun tour de magie. Monfils, le fantasque a démontré une régularité robotique chargée d’émotions positives.

Selon moi, le double était acquis aux français. Chiudinelli, le seul helvète à préparer l’ échéance, n’a pas la dimension planétaire de l’événement. Mais une évidence s’impose à moi. Le Federer de vendredi n’a aucune chance de gagner dimanche un des points décisifs. Il manque de jambe, de fluidité dans les gestes, de certitudes sur terre. Il a pourtant trop joué cette année et les repaires sur l’ocre de Lille lui font défaut. Il doit, il va affronter les bleus en double pour dérouiller son corps, retrouver peu à peu ses meilleurs coups et son coup d’œil laser.

Wawrinka sera aligné à son côté. Il respire la forme et la confiance en lui. Lüthi rebâtira le duo d’or olympique. Par obligation. Par superstition.

L’incertitude subsiste. Les spectateurs seront gagnants. Vive la Coupe Davis.

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