Jusqu’à Caen

Irréductible, je suis. Du football panache. Du football émotions. Du football sans calcul. Avec l’OM de Bielsa, je suis servi. Je me régale. Une volonté indéfectible d’avancer et de prendre des risques. Même quand le score semble acquis. J’ai apprécié la deuxième mi-temps de Saint-Etienne – Marseille (2-2) et toute la rencontre de Marseille-Caen (2-3). Beaucoup plus que les supporters phocéens qui n’admettent pas que leur équipe qui menait lors de ces deux matches ne capitalisent qu’un point. Au point d’éteindre toute velléité de gloire. Je ne regrette que l’entêtement de Marcelo au sujet de Doria, jeune défenseur Brésilien, transféré par son Président Labrune. Car je suis convaincu que sa grande qualité individuelle pourrait contenir plus de contre-attaques adverses.

En décembre, après le point obtenu en 4 parties, avec 4 buts inscrits et 12 encaissés, j’avais condamné le Stade Malherbe Caen à une nouvelle relégation. La tendance dégringolait au plus bas. Après un départ difficile hors de leur stade occupé par les jeux équestres mondiaux et des dirigeants soupçonnés d’avoir trafiqué la montée, la 20eme position au classement avec 15 points sanctionnait durement tous ces désagréments.

8 rencontres plus tard, Caen caracole en tête du classement des matches retour avec 19 points, 6 victoires, un nul et une défaite, avec 20 goals marqués et 8 reçus. Après avoir remonté 2 buts de retard contre le PSG à Paris et à Marseille contre l’OM pour des exploits taille patron.

Mais comment donc expliquer l’inexplicable ?

Gérard Baglin, un préparateur mental avec qui j’avais travaillé en Normandie, a repris son activité au début du mois de janvier. Il est parvenu à reconnecter ensemble toutes les énergies du club et à revaloriser l’estime et la confiance en soi de chacun.

Gravier Gravelaine, manager général, avec discrétion et sens exacerbé du football, a réussi faire oublier l’absence du Président.

Patrice Garande, l’entraîneur, a recouvré son sommeil et toutes ses ondes positives.

Et l’équipe épate par sa qualité individuelle. Comme toujours dans un collectif bien organisé. Vercoutre, dans les buts, retrouve tout son charisme. (Comme j’ai plus de mal avec le compliment au défenseur, je les passe tous sous silence). Seube, protège remarquablement la défense. Kanté, devient un nouveau Tigana. Feret, exprime son génie et ses coups de patte. Bazile, le plus talentueux (?) réussit souvent ce qu’il tente. Sala, en pointe marque comme en Ligue 2. Nangis, percute, déborde et score. Comme Privat ou Bénézet qui peuvent sortir du banc pour se montrer décisifs.

La qualité de jeu, de comportement et l’accumulation de talent individuel fait penser que le SMC semble capable de réaliser la meilleure demi-saison de l’histoire du club. Soit plus que les 34 points en 1991-92. Il en manque encore 16 en 9 rencontres.

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