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Amical

Pendant une trêve internationale, alors que les internationaux s’affrontent dans un engagement féroce, les joueurs restés dans leur club se mesurent lors de rencontres amicales. Pour travailler des automatismes, pour conserver le rythme, pour donner du temps de jeu à ceux qui en sont le plus dépourvus. Dans tous les sports collectifs.

Pendant que l’équipe de France de football se montrait convaincante contre l’Arménie, puis réussissait un début tonitruant contre le Danemark, alors que l’équipe nationale de volleyball terrassait les 6 Italiens au terme d’un cinquième set échevelé et que les rugbymen se faisaient finalement concasser malgré leur vaillance hors-norme, je suis allé voir le SC Albi (club de Pro 2) se confronter au Stade Toulousain. En rugby. Et qui par bien des aspects, me rappelait le ballon rond. Comme joueur, entraîneur ou dirigeant.

Un public nombreux, bon enfant et peu supporter, attendait le plus beau palmarès de balle ovale au monde qui présentait quelques professionnels de grand renom. Bien sûr, dans la tête de la majorité des présents, acteurs comme spectateurs, le résultat était convenu. Et confirmé par le début du match. Le Stade Toulousain dominait. Sans forcer. Comme à l’entraînement. Albi s’accrochait. Avec vigueur, courage, détermination. Avec culot. Au point de provoquer des pénalités chez les rouges et noirs, pas toutes converties (5 tirs tentés pour 3 réussites et 9 points à 0 à la mi-temps). Toulouse explorait le jeu et les grands espaces. Albi le combat et le score. Au fil des minutes, imperceptiblement, l’ascendant psychologique changeait de camp.

Le Stade jouait les pénalités à la main. Systématiquement. Sans succès. Par consigne, thème de travail ou négligence ? Par suffisance ? En croyant qu’un simple coup d’accélérateur réglerait l’affaire ? Puis commençait à s’énerver, à chercher la bagarre, à récolter des cartons jaunes (2). Le match avait basculé au profit des Tarnais. Définitivement. Le résultat final 19-14 en faveur des jaune et noir reflétait bien la rencontre, malgré deux essais haut-garonnais, dont un à la dernière seconde.

Une fois de plus, en rugby comme dans tous les sports, la victoire offrait la même leçon au plus fort. Sans un investissement absolu, sans une mobilisation extrême, sans une concentration optimale, sans une agressivité sans réserve, sans une envie totale de vaincre, le revers devient possible, voire probable.

1 Comments

  1. Patrice GIRRES

    Allez Albi !! ;-)

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