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Sans Benzema ?

Ses parents n’ont pas manqué de lui inculquer de bons principes pour affronter l’existence. La cour de récréation, les couloirs d’escalier, la cité, lui ont appris d‘autres règles de vie. La loi du plus fort. Celle que les dirigeants qui le gouvernent aujourd’hui ont intégrée avec beaucoup plus de finesse que lui. Qui parfois même sont prêts à trahir pour parvenir à leur fin. Leurs alliés. Leurs amis. Karim n’est pas de ceux-là. L’amitié est sacrée. Promis. Craché. Juré. Quoi qu’il arrive. Même si son meilleur pote Karim Benzati est passé par la case prison.

L’occasion était trop belle de donner un coup de pouce à son proche. En prévenant amicalement Mathieu Valbuena d’une menace qui planait dans l’air au sujet d’ébats qui devaient rester intimes. Je ne parviens pas à croire que Benzema avait l’intention de faire chanter son coéquipier de l’équipe pour en tirer un profit personnel. Je félicite Valbuena de son obstination de refuser de bourse délier. Je regrette les proportions prises par un problème privé qui assombrit l’avenir du onze de France.

Karim Benzema a toujours provoqué deux sentiments contradictoires en moi. J’ai beaucoup d’admiration pour son talent de footballeur, son altruisme extrême pour un buteur, sa recherche du geste juste, sa complicité exacerbée du jeu avec le partenaire (par manque de dribble ravageur ?). Son manque de joie apparente sur un terrain m’a invariablement choqué depuis que je l’ai vu perdre la finale de Gambardella contre Strasbourg. Il semble s’ennuyer sur le gazon. Ce qui me paraît impossible, invraisemblable. Et probablement une mauvaise interprétation.

Valbuena me plait bien depuis qu’il tombe moins souvent pour simuler la faute. Il est droit dans ses bottes, fier, combatif. Champion dans l’âme. Dommage qu’il démontre tant de négligence dans sa vie personnelle. Au point de laisser trainer son smartphone et de se voir subtiliser sa sextape imprudemment stockée. Qui aura fait parler, écrire, à défaut de faire chanter.

Didier Deschamps, le sélectionneur pèse ses mots. Pour ne pas perdre définitivement ses joueurs. Pour conserver son autorité et la discipline du groupe. Parce qu’il croit en Martial et Coman, les futurs grands, sans leur faire une confiance aveugle. Parce qu’il n’est pas encore obligé de trancher.

Benzema ne comprend pas. Qu’on puisse s’acharner pour le démasquer. Alors que pendant des années, il pouvait presque tout se permettre. Qu’on lui passait presque tout. Parce qu’il était efficace, brillant, connu, puissant et riche. Pourquoi ces embrouilles avec la justice aujourd’hui? Comme Michel Platini, Sebastian Coe, Nicolas Sarkozy. Et bien d’autres qui n’étaient pas traités comme le commun des mortels, avant d’être poursuivis par les ennuis.

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