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Platini, hors-jeu

Alors que Blatter, un jour après Platini (tous deux en vacances du pouvoir), répond de ses méfaits devant la commission de recours de la FIFA, il est possible d’affirmer que l’intrigant masqué (je ne crois pas à l’indépendance des magistrats de la Fédération Internationale) a parfaitement réussi son coup.

Les jeux sont faits. Même rétabli dans son honneur, Platini ne sera pas président de la Fifa. Il a décidé de renoncer à présenter sa candidature.

A qui profitera le forfait? Impossible de le prédire, puisque l’élection n’aura lieu que le 26 février. Mais une autre question s’impose. Qui donc a initié les problèmes du Nancéien? Michel le sait et le clame haut et fort: le méchant se nomme Blatter, président sortant. Nous n’en comprenons pas les raisons. Sepp Machiaviel est trop habile pour attaquer de front. Il est capable de placer des mines impersonnelles sans jamais revendiquer l’attentat. De se montrer d’une loyauté apparente sans borne en avouant le paiement de 1,8 millions de francs suisses pour la mission du numéro 10. Qui pose problème aujourd’hui.

Je ne serai pas le premier à jeter la pierre à Platini ni la dernière d’ailleurs. Moi aussi, dans ma carrière de football, j’ai travaillé sur la base d’accords verbaux. Et j’ai provisoirement (ou même  définitivement) renoncé à des paiements d’argents qui m’étaient dus pour des raisons de difficultés de trésorerie. Seuls choquent la somme et le moment du virement.

Au moment des faits, j’étais dans la boucle. Platini refusait d’habiter Zurich. Ce qui semblait rédhibitoire pour devenir un salarié de la FIFA. Au point que Walter Gagg, le bras droit de Blatter m’avait sollicité pour savoir si un poste de directeur technique pouvait m’intéresser. Ce qui m’excitait et me faisait rêver. Et que j’ai refusé pour la seule et bonne bonne raison que j’étais déjà sous contrat avec le Stade Malherbe Caen, alors en 2e division, comme manager général. Ce qui ne m’avait pas empêché de me rendre en Suisse pour évoquer la chose. Et de suggérer que Michel pouvait devenir conseiller du Président de la FIFA. Ce que personne ne pourrait empêcher. Je ne me doutais pas alors que la réalisation de cette idée aurait de telles implications financières et des conséquences sur l’histoire du football mondial.

Aujourd’hui, Michel doit renoncer à son ambition de devenir de numéro 1 mondial. Titre qui lui paraissait promis. Un tsunami de reproches (justifiés ou non) l’a plaqué sur une position défensive. Dont il ne pourra pas sortir de sitôt. Il ne peut aujourd’hui qu’espérer restaurer son honneur, bien malmené par la sanction violente et lourde (8 ans d’interdiction d’exercer une fonction officielle dans le football). Michel, rayonnait sur le terrain par sa technique et son sens du jeu. La dernière qualité l’a aidé à devenir un dirigeant incontournable. Avec ses combats pour un football équitable, sans dopage financier.

D’habiles politiciens l’ont mis hors-jeu. Je regretterai ses positions bien tranchées, même si je ne partageais pas unanimement ses ses décisions.

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