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Biathlon vainqueur

Les hivers sans fin de ma jeunesse, dans les montagnes neuchâteloises, m’avaient prédisposé à porter une attention particulière aux sports de neige. A pratiquer le ski de pistes, bien sûr. A chausser mes patins et à porter la crosse pour jouer au hockey sur glace. A admirer les champions des mois de froidure à la télévision.

Mais jamais je n’aurais imaginé me prendre de passion pour le biathlon. Mon épouse Carmen m’a converti par ses commentaires positifs. Des athlètes dominateurs ont titillé ma curiosité. Leur palmarès immense a soutenu mon intérêt. Bjoerndalen ne cesse de m’émerveiller. Comme Poirée auparavant, un ton en dessous, mais avec l’avantage considérable, pour moi, de posséder un passeport français. Comme moi. Ce qui rapproche énormément. Surtout les jours de victoire. Je me découvre aujourd’hui un chauvinisme béat. Pour de voler au secours du succès. Comme d’autres avant, qui m’exaspéraient.

J’ai suivi avec régularité toutes les épreuves des Championnats du Monde d’Oslo. Et si j’ai bien compris que pour remporter la compétition, il est recommandé d’être un des meilleurs skieurs de fond, comme Martin Fourcade ou Marie Dorin Habert, par exemple. Mais ce talent ne suffit pas.

Les titres se gagnent aussi sur le stand de tir. Couché, puis debout. Sans trembler. Si possible. L’exercice est rendu encore plus difficile par la violence de l’effort préalable sur les skis. Il s’agit d’être calme et déterminé, carabine en main. Repousser les pensées négatives, pour réussir. Comme dans tous les sports.

Mais au biathlon, l’intensité dramatique s’exacerbe un peu plus à chaque balle tirée. Comme à la roulette russe. L’échec peut se payer cher. Sous forme de tour de pénalité, ou de temps perdu définitivement. A chaque passage devant les cibles, selon la réussite derrière le viseur, de nouveaux compétiteurs peuvent se voir éliminés de la course au bouquet du vainqueur.

Cette incertitude, qui pèse jusqu’à peu de temps avant l’arrivée, m’excite. Tout paraît possible. Comme à la loterie. Pourtant, seuls les plus forts l’emportent. Marie Dorin Habert et son joli minois se révèlent chercheuse de pépite. Martin Fourcade, aussi. Et quand il échoue dans sa quête d’or, il récolte l’argent.

Quels beaux champions français.

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